Concours de fleurissement : bilan et remerciements

By 30 novembre 2012 Actualités

fleurissement

(photo : Alain Coutelle)

 

Labellisation « Villes et Villages fleuris »
Confirmation de la 3ème fleur *** au Concours Régional
Mot de remerciements du Maire
Ancienne salle du Conseil municipal – jeudi 29 novembre 2012 – 19 h 45

Créé en 1959 par le Ministère en charge du tourisme, le concours des Villes et Villages Fleuris trouve ses origines dans les préoccupations hygiénistes des promoteurs du tourisme au XIXème siècle. Rapidement associé à la qualité du cadre de vie, le concours rencontre un vif succès auprès des collectivités qui adhèrent en nombre à la démarche.
Petit retour en arrière, la genèse de cette démarche originale qu’est le fleurissement est la suivante :
La « culture de la Fleur » dans la sphère publique doit essentiellement son succès au développement des sociétés d’horticulture au XIXème siècle qui valorisaient les qualités sanitaires et hygiéniques de la plante.
Un indice de propreté qu’il était relativement aisé de promouvoir auprès des publics ruraux, comme urbains. Cette époque correspond également aux premiers déplacements touristiques à l’échelle nationale et européenne. Les visiteurs, citadins parisiens ou anglo-saxons, traversent alors le territoire pour se rendre sur leurs lieux de villégiature en utilisant le plus souvent les transports ferroviaires.
Un réseau qui, malgré son développement rapide, n’est pas voué – au départ – aux déplacements touristiques et n’offre que très rarement les conditions d’hygiène adaptées. C’est dans ce contexte que le Touring Club de France imagine d’instituer un concours pour encourager les chefs de gares et les hôteliers à fleurir leurs infrastructures et à soigner la propreté des lieux.
Fort du succès de cette opération, le Touring Club de France étend la démarche aux communes et organise – dès les années 1920 – le concours des « Villages Coquets« . Ils font rapidement l’objet de circuits touristiques très appréciés.
Interrompu en 1939, un circuit de « Routes Fleuries » est mis en place par le Touring Club au début des années 1950 en collaboration avec le journal d’horticulture « Rustica » et l’Association des horticulteurs. Fort de ce succès et de l’engouement de l’Hexagone pour cette campagne de fleurissement, Robert Buron, ministre des Transports, des travaux Publics et du Tourisme met en œuvre un concours national des Villes et Villages Fleuris qui voit le jour en 1959. Dés la première année, 600 communes s’inscrivent au concours. Pour satisfaire le nombre croissant de communes souhaitant participer, les inscriptions sont très rapidement confiées aux préfectures qui établissent un palmarès départemental. Cette organisation pyramidale inscrit le concours dans une logique institutionnelle qui garantit son fonctionnement dans tous les départements.
En 1988, dans le contexte de la décentralisation et presque trente ans après sa création, l’organisation locale du concours est confiée aux Conseil Généraux qui recueillent les inscriptions et aux Conseils Régionaux qui ont dorénavant la charge d’attribuer les trois premiers niveaux du label. Le slogan « Fleurir, c’est accueillir » apparaît à cette époque pour mobiliser ce réseau autour d’un objectif réaffirmé d’accueil touristique.
Alors que le concours est à l’origine piloté directement par les services de l’Etat, la coordination nationale est assurée depuis 1972 par le Comité National pour le fleurissement de la France, association loi 1901, rebaptisée Conseil National des Villes et Villages Fleuris lors d’une réforme statutaire en 2001.
Aujourd’hui, c’est une marque de qualité de vie des communes.

Au-delà de son caractère de récompense officielle, le label, très sélectif, garantit une qualité de vie et témoigne d’une stratégie municipale globale et cohérente. Les critères d’attribution, à l’origine dédiés à la qualité esthétique du fleurissement, ont progressivement laissé une place prépondérante à la manière d’aménager et de gérer les espaces, pour valoriser la qualité de vie des résidents et des visiteurs.

Pour notre commune, une envie d’aventure en la matière commença en 1983 avec une 1ère participation en 1986 où nous reçûmes le 3ème Prix départemental, ce qui constitua un excellent début.
En 1993, 1er Prix départemental et 2ème Prix régional
En 1994, 1er Prix régional et l’obtention également de la 1ère fleur
En 1995, 2ème fleur
En 1997, 3ème fleur
En 2003, la région nous suggéra la 4ème fleur au niveau national mais la marche était quand même haute.

Depuis 2003 et jusqu’à aujourd’hui, nous avons conservé nos 3 fleurs, confirmées d’ailleurs par le Jury passé en juillet 2012 et cette remise de beau diplôme à Trélazé le 16 novembre dernier.

L’aventure aurait pu s’arrêter après 2009 où nos 3 fleurs n’ont été conservées qu’associées à un avertissement clair : il nous fallait obéir à de nouveaux critères bien loin des clichés des années 1920 ou 1950. Nous entrions alors dans la sphère écologique, politique à tendance environnementaliste du développement durable, de la gestion différenciée et des produits chimiques proscrits.
Cet effort que nous su prendre à temps transpire dans les commentaires positifs du Jury, à savoir :
Prise en compte des commentaires formulés par le Jury régional lors sa venue en 2009, définition d’un plan de gestion différenciée, diminution du nombre de bâches utilisées dans les aménagements paysagers, travail de formation et de conseil initié par le C.a.u.e. pour évoluer dans le sens du label, actions en faveur de la biodiversité, travail réalisé en faveur de la mise en accessibilité des espaces commerciaux et des services à la personne, démarche de valorisation du petit patrimoine … Le Jury n’a pas trouvé de point négatif se contentant de nous conseiller de poursuivre la démarche engagée et de la confirmer en juillet 2015.
Des conseils sont proposés à notre réflexion : poursuivre la démarche de fleurissement en développant une vue d’ensemble du projet d’aménagement de la commune , poursuivre la limitation de l’usage des suspensions, notamment sur les espaces rustiques ou dans les entrées de bourg , poursuivre les actions de gestion différenciée des espaces en commençant par l’amélioration du traitement des espaces naturels.
Cette réussite, nous le devons à plusieurs facteurs :
– une volonté des Conseils municipaux et des Maires successifs de s’inscrire dans cette démarche,
– l’affectation des moyens financiers nécessaires inscrits au budget pour y parvenir,
– l’action déterminante au quotidien de Daniel Geslin pendant toutes ses années pour lequel on peut considérer que le fleurissement est sa passion et que nous remercions tous pour l’excellence de son travail en encadrant les employés communaux et surveillant les fleurs comme le lait sur le feu … (constatez ses rondes les soirs d’été autour de la place notamment)
– le travail de nos agents techniques qui ont su s’adapter, se former, donner des idées et qui ont permis, par leur travail, le succès de cette entreprise. J’y associe également le foyer Anaïs pour l’aide apportée dans cette démarche.
– Enfin, pour le dernier Jury, le travail particulièrement apprécié de Pascal Monnier pour la rédaction de la plaquette qui a – je crois – impressionné très favorablement le Jury.
Sans vouloir nous lancer trop de fleurs, je dirai que peu de communes de notre taille, à mon avis, ont produit un document d’une telle qualité : c’est un document de communication mais c’est avant tout un document de gestion prévisionnelle.
Sougé est connu depuis longtemps pour son fleurissement. Il n’était donc pas question que Sougé baisse les bras sur cette affaire. Les efforts que nous avons faits ont été récompensés et c’est bien là l’essentiel. Je peux témoigner que cela nous différencie des autres, chaque commune ayant par ailleurs ses qualités et ses atouts propres mais le clin d’œil fleuri que nous proposons aux habitants et à tous ceux qui nous visite reste en mémoire car « fleurir, c’est accueillir avec le sourire … »

Au nom du Conseil, je vous remercie tous pour le travail effectué pour lequel nous pouvons être fiers et qui maintient notre commune au niveau, tout en ayant su s’adapter.

Philippe Rallu
Maire de Sougé le Ganelon.

 

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