La commune de Sougé le ganelon a signé une convention avec Polleniz pour l’aide au financement de la destruction des nids de frelon asiatique sur le domaine privé.

Les conditions de cette intervention sont décrites dans le compte rendu du Conseil municipal d’avril 2019.

Le Conseil municipal a fixé le pourcentage de prise en charge pour la destruction des nids à 50 % du coût ttc de l’intervention, et fixe un montant plafond de prise en charge de 90 € (qu’il s’agisse de la semaine ou du week-end) ; a désigné M. Philippe Rallu, Maire, et M. Pascal Monnier, 1er Adjoint, interlocuteurs municipaux référents, respectivement titulaire et suppléant.

Il est précisé qu’il revient au référent communal de demander l’intervention de l’entreprise spécialisée après avoir été faire un constat sur site, qui déclenchera si nécessaire l’intervention.
Cette mesure ne concerne que le frelon asiatique (et non le frelon européen).
Chacun est invité à faire la distinction entre ces 2 types de frelons (cf. présentation ci dessous).

Vous trouverez ci dessous une information très utile sur cette espèce invasive et les moyens de vous en prémunir.

Frelon asiatique

Le frelon asiatique (Vespa velutina nigrothorax) est une espèce invasive en provenance du sud est asiatique, introduite accidentellement en France au cours de l’année 2004.

Identité 

Long jusqu’à 30 mm, il est un peu plus petit que le frelon européen connu dans notre pays. Sa couleur dominante est le noir, seul le 4ème segment de son abdomen est presque entièrement jaune orangé. La tête est noire et la face jaune orangé.

Biologie

Dès le mois de février, les reines (femelles fondatrices) ébauchent un nid le plus souvent dans la frondaison des arbres, ou sous des abris aérés (hangars, granges…) ou également dans des murs ou arbres creux.
Elles pondent quelques œufs et soignent les premières larves (ouvrières). Avec l’apparition des ouvrières, l’activité de la colonie s’intensifie considérablement et la taille du nid augmente pour atteindre son maximum au cours de l’automne. L’envol individuel des mâles et des femelles reproductrices de la nouvelle génération a lieu en fin d’été́ voire en début d’automne. Il y a alors accouplement. Une fois les reines fécondées, elles seront les seules à hiberner, les mâles vont mourir. La totalité́ de la colonie meurt peu à peu. Le nid ne sera pas réutilisé́ l’année suivante. Seules les jeunes reines fécondées (appelées fondatrices) passent l’hiver dans un endroit abrité. Elles hibernent.
Il n’y a pas de colonies pérennes et les nids ne servent donc qu’une fois. Le nid se détruit rapidement avec les intempéries au cours de l’hiver. Quelques nids de Vespa velutina sur le point de mourir, subissent l’action des oiseaux (geais et pics-verts pillant des nids, mésanges mangeant les quelques larves restantes mortes aux premiers froids). Par contre on ne connaît pas de prédateurs de l’insecte à ce jour.
Selon les observations faites jusqu’à ce jour, le frelon asiatique, avant de nidifier tout en haut d’un peuplier ou d’un platane, fait un nid primaire à faible hauteur sous un hangar, un auvent, sous une terrasse. Ces nids passent de la taille d’un œuf à celle d’un ballon de handball, entre mars et juin, et sont faciles à détruire avec une bombe insecticide.

Prédation

Le frelon asiatique s’alimente essentiellement de mouches, chenilles, papillons, araignées et d’hyménoptères notamment d’insectes sociaux et de pollinisateurs. Quand les populations des nids deviennent importantes et que le frelon a besoin de beaucoup de protéines pour l’élevage de son couvain, il s’attaque aux abeilles domestiques. Il se positionne en vol stationnaire à l’entrée des ruches, prêt à fondre sur les abeilles chargées de pollen pour les tuer, les dépecer et les emporter jusqu’au nid.
Risques pour l’homme
Le frelon est peu agressif envers l’homme lorsqu’il est en solitaire. Il n’en est pas de même à l’approche du nid où l’attaque peut être collective et virulente. Sa piqûre est douloureuse, un nombre important de piqûres peut avoir des conséquences parfois mortelles si on ne consulte pas rapidement un médecin.
Il est donc conseillé de contacter des organismes spécialisés pour la destruction de ces nids en période d’activité.
Ne pas s’approcher des nids et ne pas chercher à les détruire.

L’emplacement du piège

Il doit être placé dans un arbre au moins à 2m/2,50m du sol, éloigné des terrasses et des lieux de passage pour éviter toute piqure accidentelle. Il doit rester facilement accessible pour le descendre régulièrement, procéder aux comptages (toutes les 48h ou 72h au plus) et au renouvellement de l’appât.

Conseil pour conserver « l’odeur » du frelon dans les pièges

Si une reine frelon se fait prendre, il vaut mieux l’y laisser, elle attirera ses congénères. Lors des recharges en appâts, il ne faut pas nettoyer le piège et remettre quelques-uns des frelons asiatiques capturés (2 ou 3). Ils devront bien sûr être décomptés lors du relevé suivant.

IMPORTANT

N’essayez surtout pas de détruire un nid par vos propres moyens et/ou sans l’aide d’un professionnel aguerri. Le Frelon Asiatique a pour caractéristique d’être agressif à l’approche d’un individu autour du nid. Vous risqueriez ainsi d’être attaqué par la colonie.

Le nombre de nids de frelons asiatiques progresse en Sarthe, d’année en année. Dans la région de Saint-Calais, Alain Perrot et Michel Plut, deux apiculteurs, livrent leurs conseils pour le piégeage.

Janvier, février, mars
Les reines fondatrices sortent aux beaux jours de leur refuge et cherchent à se nourrir abondamment et cherchent un endroit pour construire leur nid.

Exemple de piège : Faire 3 ou 4 trous de 1 cm de diamètre dans le haut d’une bouteille plastique. Remplir sur 3 cm d’un mélange de sirop de cassis, de cidre ou de bière et de vin blanc. Suspendre la bouteille à portée de main, près du compost ou des poubelles.

Avril, mai, juin
Les reines fondatrices construisent des petits nids (primaires) dans lesquels elles pondent les premières ouvrières. Continuer le piégeage.

Juillet, août, septembre
Les jeunes ouvrières bâtissent les nids secondaires, les colonies se développent, les ruches sont attaquées. Faire appel à un professionnel pour détruire le nid secondaire qui se situe à plusieurs dizaines de mètres de hauteur dans les arbres.

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